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La reprise se confirme mais à quel prix ?

La haute saison bat son plein. La reprise se confirme sur la destination Tunisie. Les hôtels se remplissent et améliorent leur taux d'occupation. Les professionnels retrouvent le sourire mais à quel prix ?

( lundi 24/07/2006 )

L'été commence sur les chapeaux de roue. L'envie de partir est revenue. Les prises de commandes sont nombreuses. Les Tour-opérateurs font de leur mieux pour attirer de plus en plus des clients. Le booking est encourageant. Les entrées ont déjà enregistré une légère augmentation de 1,1% durant les cinq premiers mois où 2.082.147 touristes ont visité la Tunisie. Les Européens partent en masse. Le marché français est toujours au sommet avec 453.851 entrées en progression de 5,2%. Les Britanniques et les Italiens affichent une bonne santé et présentent des taux positifs de 4,8% et de 2.4%. Les belges, hollandais et suisse sont sur leur lancée. Tout comme les Grecs, les Portugais, les Irlandais. Les pays de l'Europe de l'Est et centrale sont en hausse. Bref l'été démarre à 100% à l'heure. Les hôtels affichent complets durant toute la saison estivale. Les TO essayent de capter de plus en plus de touristes. Le grand voyagiste français table sur une augmentation de 15% de ses ventes sur la Tunisie.

Les villages du Club Med affichent complets. Thomas Cook mise sur la gratuité «  enfants » dans ses nouveaux villages en Tunisie. Le tout compris s'étend. Look Voyages programme tous ses lookéas en formule « all inclusive ». Le classique «  vol régulier+ 2 nuits d'hôtel «  a fait depuis belle lurette les choux gras d'internet. Les maghrébins ne reculent pas. L'ONTT Alger prévoit une augmentation de 50% des entrées des Algériens cet été surtout après l'ouverture de la ligne Tunis Oran. Certains parlent de surbooking surtout que l'occupation va s'améliorer au fil des semaines  avec l'arrivée de la clientèle locale et la question comment gérer cette abondance ? Mais certains professionnels reconnaissent que même si les hôtels sont remplis, ils le sont avec des prix bas. Alors que les uns fustigent le bradage et appellent à l'établissement de prix plancher, d'autres considèrent que bradage ou pas, le plus important est de faire venir le client à n'importe quel prix qui est tributaire du marché,de l'offre et de la demande. Qui a tort ? Qui a raison ? Ce qui est certain, c'est que pour bien  vendre, il faut produire au moindre coût. Et les coûts en Tunisie sont trop élevés et rendent le produit tunisien de moins en moins compétitif par rapport à ceux de la concurrence. Vendre un 5étoiles à un prix de 3étoiles, c'est inadmissible nous dit un hôtelier de Hammamet. Cela ne peut se  répercuter que négativement sur les prestations hôtelières et c'est le cercle infernal : petit prix, mauvais service, réclamations. Il est vrai que certains hôteliers sont intransigeants et ne cassent jamais les prix « je vends à 120 dinars la nuitée et je ne recule pas même si mon unité reste vide car avec 30dinars que pourrais-je présenter au client » nous dit un grand hôtelier de Yasmine Hammamet.

Nos hôteliers doivent faire marche arrière et remettre sur le marché un produit de qualité irréprochable qui trouvera preneur car la qualité se paie et les touristes sont avides de bons produits

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