Ridha Attia délégué général de Vincci Hotels en Tunisie
«Nous nous préparons à de nouveaux développements»
La chaîne espagnole élargit son offre et s'ouvre sur toutes les régions avec notamment une nouveauté : l'ouverture de Vincci Diana Beach cet été. Ridha Attia, le patron de cette chaîne en Tunisie a le sourire. Il se donne régulièrement des challenges et a pour habitude de les réussir.
Comment évaluez-vous le parcours de Vincci Hotels en Tunisie ?
Malgré une conjoncture difficile, l'année 2005 a été positive pour notre groupe. Nous gardons toute notre confiance envers la Tunisie et nous réitérons notre volonté de poursuivre notre développement dans les différentes zones touristiques du pays. Nous observerons une reprise de l'activité. Vincci considère que la Tunisie est l'une de ses destinations favorites et privilégiées. C'est pourquoi nous continuerons à nous investir et à aller au bout de nos intentions.
Quelle stratégie avez- adopté pour vous développer plus en Tunisie ?
Nous essayons d'être présents dans toutes les régions du pays. Après Lella Beya, nous venons de louer l'ex club Aldiana de Jamel El Arem pour dix ans. L'hôtel portera l'enseigne Vincci Diana Beach. Il s'agit d'un village de 1000 lits qui sera opérationnel en juillet 2006. Nous renforcerons ainsi notre capacité hôtelière avec cette huitième unité de Djerba qui sera gérée selon la formule all inclusive. Nous nous préparons à une nouvelle étape et à de nouveaux développements. Nous continuons à améliorer la qualité de nos établissements existants et les enrichir par de nouveaux produits. Nous venons d'ouvrir en janvier notre centre de thalasso à Lella Beya. Notre objectif est d'offrir au client un bon produit et un excellent service et tirer le marché vers le haut. C'est la devise de notre patron Rofino Calero.
Quels sont les chiffres de Vincci en Tunisie ?
Notre bilan est très positif sur la Tunisie malgré un début difficile. Nous avons pu effacer nos pertes. Ce qui est motivant pour la chaîne et pour son développement.
Est-ce que vous contentez uniquement du marché espagnol ?
La Tunisie est commercialisée au départ de tous les marchés européens, asiatiques et américains. C'est une caractéristique de Vincci de faire cohabiter des nationalités extrêmement différentes et d'avoir un système de distribution qui est présent dans les plus gros marchés du monde. Nous venons récemment de toucher les marchés persique, chinois et golfique. C'est dire que nous essayons de diversifier notre clientèle.
Comment s'annonce 2006 ?
La saison 2006 s'annonce prometteuse. Vincci a bien travaillé sur la Tunisie en 2005 où elle a réalisé Un million de nuitées contre 930.000 en 2004. Nous tablons sur une progression de 10 à 15% en 2006.
La formule all inclusive est trop prisée par vos clients ?
L'all inclusive est une exigence de la clientèle en Tunisie. Les tendances hôtelières évoluent en fonction de la conjoncture. Nous devrons nous y adapter. Les vacanciers attendent un haut niveau de confort hôtelier mais ils attendent aussi une ambiance, une atmosphère, des contacts et je pense que l'all inclusive répond bien à leurs besoins.
Quelle est votre position à propos des prix bradés par certains hôteliers ?
Nous refusons tout bradage et nous restons fermes sur la question. Maintenant que la reprise est là, les prix vont augmenter automatiquement.
L'aérien est il un problème pour vous ?
Il nous cause parfois des problèmes car certains TO ne veulent pas prendre de risques notamment en basse saison. Peut-être faut-il développer le low cost comme l'a fait le Maroc.
Vos ambitions sur la Tunisie ?
Réussir et aller en avant malgré la concurrence et cette conjoncture morose !



