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Fabiana Camatari, directeur général des grands Casinos de Tunisie

« Nous serons présents à El Kantaoui et Tabarka »

( jeudi 20/04/2006 )

Le directrice général des Grands Casinos de Tunisie a un sacré tempérament ! Et une capacité exemplaire de persuasion, d'enthousiasme, de pensée positive.  Cette Italienne, avocate de métier, a pu relever les défis et remettre  ses casinos dans le sens de la marche.

Tout d'abord, qu'est-ce qui, à l'origine, a motivé le choix de Hammamet pour lancer votre premier casino ?

Hammamet est un site agréable pour le développement des activités à forte valeur ajoutée. Le casino peut constituer une activité touristique de référence pour cette zone qui est une destination traditionnelle pour les touristes italiens. Hammamet est  réputé pour ses hôtels de luxe, ses centres d'animation et ses lieux de distraction. Ce qui représente un atout pour attirer les passionnés du jeu.

Pourtant, cette activité ne marche pas à merveilles. Plusieurs casinos ont mis la clé sous la porte. Comment expliquez-vous cette crise du secteur des casinos en Tunisie ?

Il est vrai que  plusieurs  casinos ont fermé leurs portes et ce pour manque de rentabilité, mauvaise gestion, détournement de fonds ou vol pur et simple de la caisse. Le casino est comme une banque et si on ne sait pas bien gérer tout cela on risque de faire banqueroute.

Quelle est la cause de la fermeture du Grand Casino d'Hammamet ?

C'est un problème d'ordre commercial. Nous avons un contrat de location avec le groupe les Orangers .Nous avons voulu faire  un arrangement pour  revoir ce contrat à la baisse compte tenu des fais élevés de l'exploitation. Le propriétaire n'a pas voulu marcher avec nous. La justice a été saisie et nous avons finalement eu gain de cause et depuis le 7avril, le casino est opérationnel.

Ne pensez-vous pas que l'activité des casinos n'est pas rentable ?

Je ne le pense pas. C'est un secteur porteur malgré une conjoncture touristique difficile durant ces dernières années. Notre bilan est positif et nous avons dégagé de bons résultats en 2005 avec 32000 nuitées et réalisé une croissance de 35% durant les trois dernières années.

Quelle est votre stratégie en matière de commercialisation de vos deux casinos ?

Nous toucherons prioritairement une clientèle italienne. Nous amenons aussi des groupes de Malte,de la Russie et de France. Nous essayons d'être également présents aux salons touristiques du casino à Londres, à Las Vegas et à Moscou pour promouvoir davantage notre produit. Nous collaborons avec les tour-opérateurs italiens pour attirer de plus en plus les passionnés du jeu.

Au niveau du personnel, trouvez-vous des difficultés pour recruter vos croupiers ?

Nous investissons beaucoup dans la formation. Nous avons profité de notre fermeture de février à avril pour lancer une école de formation et assumer les besoins de nos casinos.

 La qualité des prestations des hôtels de Hammamet répond-elle à votre avis  aux besoins de vos clients ?

Nous essayons d'offrir constament à nos clients un bon accueil, de bonnes prestations et un agréable séjour. Nous les encadrons depuis leur arrivée à l'aéroport  jusqu'à leur départ et aucun détail n'est négligé car nous voulons que notre client repose dans un espace de rêve. C'est notre défi.

Où se situe votre groupe Astro Tourism par rapport à la concurrence ?

Malte et  Croatie constituent nos principaux concurrents et si on arrive à résoudre le problème du transport aérien,on peut drainer plus de clients. Là je cite par exemple la fermeture de la ligne Tunis-Catania qui nous a privé d'une  bonne clientèle italienne. Le casino  tout comme les autres produits touristiques ne peuvent décoller qu'avec une programmation aérienne étoffée.

Quels sont vos objectifs à terme ?

Nous ambitionnons d'atteindre un chiffre d'affaires de 1,8 MD  sur Hammamet et 2,2MD sur Yasmine Hammamet. Ce qui représente une croissance annuelle de 10% . Pour soutenir cette croissance, les destinations qui font notre réputation seront maintenues et encore développées.

Comment s'annonce 2006 ?

La  saison a déjà bien commencé. Nous poursuivons sur la lancée de l'année précédente et nous comptons toucher d'autres marchés, notamment l'Algérie, la Russie, la Grèce et la Turquie.

Vous développez aussi le casino en ligne ?

Le casino virtuel est en train de se développer. C'est un créneau porteur pour les les amateurs des jeux traditionnels de roulette, black jack, poker et machines à sous.

Quel est le taux d'avancement des travaux du casino Kantaoui ?

Les travaux viennent d'être achevés. Nous finalisons actuellement le décor et l'équipement et l'ouverture se fera incessamment.

Et Tabarka ?

Nous sommes très attachés à la cité du corail, très prisée par les Italiens et les Algériens. Là; nous comptons ouvrir notre quatrième  casino l'année prochaine en collaboration avec le groupe TTS de Aziz Miled à l'hôtel Tabarka Beach.

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